Définition et histoire du Web analytics
Le Web analytics en France et plus largement en Europe est en développement.
Les annonceurs sont désormais conscients de la valeur ajoutée que peut leur apporter le Web analytics et cela quelque soit leur(s) modèle(s) économique(s). De nouvelles sociétés se sont lancées dans le domaine du conseil en Web analytics et accompagnent de plus en plus d’annonceurs, qu’ils soient pure player ou non. Chez nos voisins américains, le Web analytics est déjà mature. Le cabinet d’étude Forrester prévoit que la valeur du marché atteindra les 1 milliard de dollars uniquement pour les Etats-Unis en 2014. C’est dire le potentiel et le chemin qu’il reste à parcourir en France et en Europe.
Face à cet engouement, le moment est venu de prendre du recul et de retracer les grandes étapes de l’évolution de la discipline depuis la création du marché par la société Webtrends en 1993 jusqu’à aujourd’hui.
Cet article revient sur la définition du Web analytics, ses objectifs, le fonctionnement et l’évolution des outils jusqu’à aujourd’hui et tente de prédire les prochaines grandes tendances.
Il est composé de six parties auxquelles vous pouvez… accéder directement grâce aux liens suivant :
- Introduction, définition et objectifs du Web analytics
- Retour sur les principales avancées de la discipline de 1993 à nos jours
- Schéma simplifié du fonctionnement de la récolte des données via l’analyse des fichiers logs
- L’année 1997 et l’arrivée de la méthode de récolte des données via les marqueurs javascript
- Schéma simplifié du fonctionnement de la récolte des données via les marqueurs javascript
- Frise chronologique de l’évolution des principales solutions de web analytics de 1993 à nos jours
Introduction et définition
Les annonceurs ont compris que leur site Web, devenu crucial dans la communication & la commercialisation de leur produits / services, ne vivait pas grâce à l’acquisition de trafic mais grâce à sa monétisation et donc aux visiteurs que le site réussi à convertir en client, en inscrit, ou encore en internaute engagé.
Cependant aujourd’hui, la multiplicité des périphériques utilisés par les prospects, l’explosion des supports de communication online à utiliser en complémentarité des supports offline et le nombre croissant de canaux de diffusion Web compliquent la communication, le marketing et la commercialisation des produits / services d’une marque.
L’ensemble forme un nouvel écosystème complexe résumé ci-dessous :

Heureusement, la spécificité des canaux de communication online par rapport aux canaux de communication traditionnels est, entres autres, qu’ils sont entièrement mesurables.
L’enjeu majeur est de comprendre cet écosystème pour savoir le piloter et l’optimiser grâce au Web analytics.
Le Web analytics c’est la mesure, le reporting et l’analyse du comportement des utilisateurs dans le but d’augmenter la rentabilité des sites Web ainsi que des sites & applications mobiles.
Le Web analytics est une discipline transversale utile dans les 3 grands domaines de l’e-marketing :

Le Web analytics est basé sur l’utilisation d’un ou plusieurs outil(s) de mesure d’audience (exemple : Google Analytics) qui récolte le comportement des utilisateurs et génère des rapports à analyser.
La récolte des données exprimant le comportement des utilisateurs par les outils de mesure d’audience peut se faire via deux méthodes :
- L’analyse des logs (ou fichier journal) des serveurs Web,
- L’utilisation des tags (marqueurs) JavaScript.
Avant de présenter ces deux méthodes de récolte des données, voici un retour historique sur la discipline.
Les principales étapes de l’évolution du Web analytics de 1993 à aujourd’hui

Vous trouverez cette frise ainsi que celle située à la fin de l’article dans ce fichier pdf.
L’évolution du Web analytics a été à ses débuts contenue par les évolutions du Web puisque ce sont les évolutions du Web qui ont permis à la discipline d’évoluer.
Il n’y a pas eu, jusqu’à aujourd’hui, de nouvelle révolution du Web analytics comparable en terme de conséquence à l’arrivée des marqueurs (tags) JavaScript en 1997. Depuis, les éditeurs ont chacun travaillé à l’optimisation des capacités de mesure (en particulier celle des mobiles et des médias sociaux), de stockage, de reporting, de segmentation et croisement de données de leurs outils. La prochaine révolution pourrait arriver en 2013 dû notamment aux enjeux de respect de la vie privée, à l’arrivée de la big data etc. (voir dernière partie).
1993 : début de l’analyse Web grâce à la méthode d’analyse des logs, trois ans après l’arrivée du Web et du protocole http
L’analyse web (traduction de Web analytics) est née grâce au protocole http qui a la particularité d’enregistrer chaque échange entre le visiteur et le site internet dans un fichier log ou fichier journal.
C’est grâce à ces données que l’analyse du comportement des internautes a pu débuter.
Un protocole est un ensemble de règles définies pour un type de communication. Si on veut trouver un comparable dans la vie courante, le protocole utilisé pour parler avec une autre personne pourrait être le langage. Il y aurait alors un protocole français, anglais ou encore français canadien (sans vouloir vous vexer cher amis d’outre atlantique, certaines de vos expressions nécessitent une explication
). Le protocole http est le protocole que nous utilisons tous les jours pour afficher les pages web des sites internet que nous visitons.
Nous l’utilisons inconsciemment en le renseignant dans la barre d’adresse de notre navigateur web (ou fureteur en canadien), lorsque nous souhaitons visiter un site :
Emplacement du protocole HTTP et du WWW dans une adresse Internet classique
Vous connaissez surement d’autres protocoles comme le protocole https qui est une version sécurisée du protocole http ou encore le protocole ftp par exemple. Le protocole http a été inventé en 1990 par Tim Berners-Lee avec les adresses Web et le langage HTML pour créer le World Wide Web (qui est la signification de l’acronyme www visible dans la majorité des adresses web également).
Voici un schéma simplifié représentant le fonctionnement de la récolte des données via l’analyse des fichiers logs :

Vous trouverez ce schéma ainsi que celui concernant les marqueurs javascript dans ce fichier pdf.
Voici un extrait de fichier log ou fichier journal :

Extrait d'un fichier log ou fichier journal
Le premier travail des outils de mesure d’audience fonctionnant à partir de l’analyse des logs est d’attribuer chacune des demandes (chaque ligne du fichier log correspond à une demande de la part du navigateur web) au bon visiteur. Cela permet ensuite de reconstituer les visites de chacun d’eux. Ces demandes sont aussi appelées des hits.
Au début du Web (de 1990 à 1996), les pages étaient des pages statiques composées quasi-exclusivement de texte et de liens. Un hit était donc équivalent à une page. Les pages se sont aujourd’hui beaucoup enrichies avec l’arrivée d’images, de vidéos, d’animations, de feuilles de style sans parler de technologies comme l’Ajax ou le Flex. Etant donné que chaque hit correspond à l’appel d’un élément de la page, le nombre de hits a augmenter de façon exponentielle ce qui a rendu difficile la reconstitution des visites. La mesure des intéractions avec les contenus dit “riches” était quant à elle impossible étant donné que ces intéractions n’entrainent, par défaut, aucune écriture dans le fichier log donc l’analyse de celui-ci ne permet pas de dénombrer ces intéractions.
D’autres nouveautés externes aux sites Web ont vu le jour et ont influé sur la méthode de récolte des données via l’analyse des logs : l’apparition des moteurs de recherche et de leur robot, les serveurs proxys permettant de surfer anonymement, l’attribution d’adresses IP dynamiques par les fournisseurs d’accès à Internet et les techniques de mise en cache des contenus.
L’évolution des pages Web & ces nouveautés ont biaisé les données résultant de l’analyse des fichiers logs.
Aussi, les services marketing se sont vite appropriés le Web du fait de sa valeur ajoutée. L’analyse des fichiers logs s’est révélée être pour ces services une méthode trop technique pour être utilisé.
La mesure d’audience via l’analyse des logs était donc devenue inadaptée… Les éditeurs de solution de Web analytics ont dû faire évoluer leur méthode de récolte des données avec l’évolution du Web.
Aujourd’hui, la méthode de récolte des données via l’analyse des logs n’est quasiment plus utilisée. L’outil Urchin de Google, l’un des derniers outils professionnels basé sur l’analyse des logs racheté en 2005 pour créer Google Analytics, n’est plus vendu ni supporté depuis le 28 mars 2012 (plus d’informations).
1997 : première utilisation de la méthode de récolte des données par tag (marqueur en français) JavaScript
Deux ans après la création du language JavaScript, pour faire face aux contraintes de la méthode de récolte des données par l’analyse des logs, les outils de mesure d’audience ont créé la méthode de récolte des données via l’utilisation de tag JavaScript.
Fonctionnement des tags
Le tag JavaScript doit être inséré soigneusement sur toutes les pages du site Web. Le tag est exécuté par le navigateur de l’utilisateur au chargement de la page, il récolte les informations de la visite en cours (source de trafic, informations concernant la page en cours de visite, le navigateur utilisé, la résolution d’écran etc.) et envoie ces informations à un serveur distant ou local suivant l’outil de mesure d’audience utilisé. L’outil de mesure d’audience dès réception des informations les associe à la bonne visite et au bon visiteur, les stocke et les restitue enfin sous forme graphique à l’utilisateur en temps réel ou avec un délais maximum de 24h.
Voici un schéma simplifié représentant le fonctionnement de la récolte des données via les tags javascript :

Vous trouverez ce schéma ainsi que celui concernant les fichiers logs dans ce fichier pdf.
Les tags JavaScript de la majeure partie des outils de mesure d’audience sont constitués de deux éléments :
- L’initialisation des différentes variables et l’appel des fonctions adéquates définies dans la librairie JavaScript,
- Une librairie JavaScript contenant l’ensemble des définitions des différentes fonctions appellées dans le corp de la page pour obtenir et envoyer les informations.
Voici par exemple un tag de l’outil Google Analytics :

Tag Google Analytics
Les lignes 74 et 86 correspondent à l’ouverture et à la fermeture de la balise JavaScript indiquant au navigateur que le code qui suivra devra être interprété comme du code JavaScript. Les lignes 75, 76 & 77 permettent de créer et d’initialiser certaines variables (_setAccount & _setDomainName) avec leur valeur (UA-12209705 et .bricebottegal.com). Les lignes 78 et 79 appellent deux fonctions différentes (_trackPageview et _trackPageLoadTime) déclarées dans la librairie JavaScript qui permettent d’envoyer les informations aux serveurs de Google Analytics.
Les lignes 80 à 85 permettent d’appeller la librairie JavaScript contenant les définitions de l’ensemble des fonctions appellables.
Voici un extrait du contenu de la librairie JavaScript de Google Analytics :

Extrait du contenu de la librairie JavaScript de Google Analytics
Le début des deux définitions des fonctions appellées plus haut est surligné (voir la librairie JavaScript Google Analytics complète). Cette librairie, pour diminuer son poid (environ 15Ko) et donc son temps de chargement, a été volontairement obfusquée (suppression des sauts de ligne, de l’indentation etc.) par Google et est donc telle quelle difficilement lisible. Si vous voulez la rendre lisible, utilisez par exemple le service en ligne jsbeautifier, copiez-collez le contenu de la librairie JavaScript Google Analytics et cliquez sur le bouton “Beautify JavaScript or HTML”. Chaque éditeur de solution de mesure d’audience dispose de son propre tag inluant sa propre librairie.
Chez certains éditeurs de solution de mesure d’audience comme Google, la librairie est commune à tous les utilisateurs de l’outil et est hébergée sur les serveurs de l’éditeur de solution. Chez d’autres, la librairie est hébergée sur les serveurs de l’utilisateur et peut donc être spécifique à chaque utilisateur de l’outil. La meilleure solution reste l’hébergement de la librairie chez l’éditeur à condition que ses serveurs répondent très rapidement et que la librairie ne soit pas trop lourde. Le tag doit être placé juste au dessus de la fermeture de la balise <body> ou de la balise <head>. Les valeurs prises par chacune des variables incluent dans le tag sont généralement contextuelles. Les valeurs prises dépendent de la page en cours de visualisation, de la visite ou du visiteur. Le tag est donc souvent différent en fonction de la page sur laquelle l’utilisateur se trouve, de sa visite ou de l’utilisateur lui-même.
Une fois les informations récoltées par le tag, il ne reste plus qu’à les envoyer aux serveurs de l’outil de mesure d’audience. L’execution des fonctions d’envoi contenues dans le tag envoie l’ensemble des informations récoltées via une requête. Cette requête est composée de plusieurs paramètre prenant comme valeur une ou plusieurs des valeurs renseignées dans les variables du tag. Les valeurs de certains paramètres sont aussi renseignées directement par l’outil de mesure d’audience. C’est le cas, par exemple, des paramètres contenant le navigateur utilisé ou encore la résolution d’écran. Ces paramètres sont envoyés en utilisant la méthode HTTP GET.
Voici un exemple de requête faite par l’outil Google Analytics :

Exemple de requête de l'outil Google Analytics
On constate par exemple que le paramètre utmac prend la valeur de la variable _setAccount définie dans le tag et que le paramètre utmsr prend comme valeur la résolution de l’écran (si vous souhaitez connaitre la signification de chaque paramètre, cliquez sur le lien suivant pour accéder au tableau descriptif des paramètres Google Analytics). Cette requête, inclue dans la demande d’une image transparente d’1×1 pixel au format GIF, est envoyée aux serveurs de l’outil de mesure d’audience et enregistrée.
La méthode de récolte des données via l’utilisation des tags JavaScript permet de quasiment tout mesurer, des transactions e-commerce jusqu’au nombre de clics effectués sur n’importe quel élément de la page. Seul le nombre de visiteur unique reste une mesure approximative et devrait plutôt être appellé navigateur unique car la différence d’un visiteur à un autre est faite par les outils de mesure d’audience grâce à un cookie d’une durée de vie en général de 2 ans placé sur l’ordinateur de l’internaute et propre au navigateur. Il suffit alors que vous vous rendiez sur le même site avec deux navigateurs différents en ayant préalablement supprimé vos cookies pour que l’outil de Web analytics installé sur le site comptabilise 2 nouveaux visiteurs uniques.
Frise chronologique de l’évolution des principales solutions de web analytics de 1993 à nos jours
Voici une frise chronologique retraçant l’évolution du marché des éditeurs de solution de web analytics jusqu’à aujourd’hui :

Vous trouverez cette frise ainsi que celle située au début de l’article dans ce fichier pdf.
On remarque que le marché a évolué modérément jusqu’en mars 2005. A cette date, Google a fait son entrée et a donné le rythme en rachetant Urchin software en mars 2005 et en sortant Google Analytics en novembre 2005, soit seulement 8 mois plus tard. La seule notoriété de la marque Google constitue un avantage énorme pour l’adoption de leur solution Google Analytics qui est de plus gratuite et dont les fonctionnalités évoluent très rapidement. C’est clairement un chantier prioritaire pour la firme de Mountain View. Google grignote petit à petit les parts de marché détenues par les outils de mesure d’audience historiques. Cela malgré le fait que ces outils proposent des fonctionnalités avancées et des caractéristiques dont ne dispose pas l’outil de Google comme la propriété des données, la garantie de service etc. Pour l’instant, les sociétés matures en terme de web analytics utilisent les outils payants pour répondre pleinement à leur besoin et les sociétés débutantes dans le domaine se tournent plutôt, en premier, vers des outils gratuits. La solution de Google a été un énorme coup d’accélérateur pour l’industrie et les outils de mesure d’audience payants doivent redoubler d’effort pour maintenir l’avance qu’ils ont sur Google Analytics. A noter aussi l’arrivée de Yahoo! Web Analytics qui est une solution gratuite elle aussi. Yahoo! Web Analytics offre une alternative de taille à Google Analytics étant donné qu’elle est plus évoluée sur certains points. Cette solution peut donc être utilisée par des sociétés matures en terme de web analytics en offrant l’avantage d’être gratuite… Elle reste cependant encore méconnue en Europe, je tacherai de vous la faire découvrir grâce à ce blog dans de prochains articles.
Comme vous pouvez le constater, le marché évolue très vite. Quand on sait que sur Internet l’un des principaux facteurs clés de succès est la rapidité d’exécution, il faut s’attendre à de nouvelles annonces très rapidement et régulièrement !
A vous la parole !
Des questions ? Que pensez-vous de cet article ? Quelles sont vos prévisions pour cette année 2010 ? Selon vous, comment va évoluer la cohabitation entre les outils gratuits et payants ? Êtes-vous intéressé par Yahoo! Web Analytics ? …
J’attends vos commentaires avec impatience ! N’oubliez pas que mon objectif principal est d’avoir vos avis afin que l’on échange tous ensemble, merci d’avance
Sources :
- Les responsables des comptes Twitter des outils de mesure d’audience
- “Visual history of web analytics” par Eric T. Peterson
- Wikipedia
À propos de l'auteur, Brice Bottégal :
Je suis consultant web analytics au sein d'Hub’Sales, une société de conseil spécialisée dans le Web Analytics et la Web TV dans laquelle je travaille sur les problématiques d'analyse d'audience de grands comptes clients.
Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback à partir de votre site.










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Super article! Excellente intro!
Un petit détail: l’internet est beaucoup plus vieux que 1990 – en fait, il remonte à l’époque de la guerre froide, vers les années 60.
À+
Stéphane
[Répondre]
Brice Bottégal le 03 Mars 2010 à 15:30 a répondu :
Bonjour Stéphane !
En effet, je voulais dire que l’année 1990 a été l’année où Internet est sorti des centres de recherche pour arriver dans le grand public. Je vais modifier ça.
Merci beaucoup pour le compliment et le retour
[Répondre]
Bravo Brice, je n’avais jamais lu de présentation aussi complète sur le sujet. Je mets le blog dans mon agrégateur de flux !
Olivier
[Répondre]
Brice Bottégal le 09 Mars 2010 à 21:12 a répondu :
Merci Olivier pour le compliment ! Je compte annoncer (si c’est possible) le lancement de ce blog et la parution de cet article sur le forum de WRI dans la rubrique Google Analytics. Félicitation d’ailleurs pour le très grand succès de votre site.
[Répondre]
Excellent article Brice.
Je m’en servirai pour mes futurs padawans
[Répondre]
Brice Bottégal le 08 Mars 2010 à 08:31 a répondu :
^^ Merci Mehdi ! Content que ça puisse te servir, tu me diras si tes padawans ont apprécié
[Répondre]
Bonjour,
Bonne synthèse du sujet, bravo.
Vous ne citez ni l’outil eStat de la société de mesure d’audience Médiamétrie ni l’outil de Weborama. Leur part de marché est-elle négligeable ? Sont-ils dépassés par les progrès de Google ? Quel avenir pour ces outils spécifiques du marché français (Xiti, eStat, Weborama) ?
[Répondre]
Brice Bottégal le 10 Mars 2010 à 22:25 a répondu :
Merci Michel
Je considère que les outils de Weborama et que l’outil de Médiamétrie ne font pas partis des outils de mesure d’audience majeurs du marché en effet. Google Analytics dépasse les possibilités offertes par l’outil de Médiamétrie, c’est certain. Je ne connais pas assez l’outil de Weborama pour pouvoir le comparer avec Google Analytics sur la partie analyse d’audience uniquement car les outils de Weborama proposent des services complémentaires. Ce qui est sûr c’est que Google Analytics est plus répandu aujourd’hui sur le marché que ces deux outils.
Weborama tire son épingle du jeu en étant spécialisé dans l’adServing ce qui lui permet d’offrir des synergies puissantes qui peuvent justifier le choix de leurs outils. XiTi est la solution gratuite de l’éditeur de solution AT Internet. AT Internet est une des sociétés leader sur le marché des solutions payantes en Europe et est maintenant reconnu au niveau mondial.
Pour résumer, AT Internet va très bien, Weborama grâce à sa suite d’outils propose un service quasiment unique et va bien sur son segment de marché et eStat survit grâce à la notoriété de Médiamétrie.
[Répondre]
Philippe Oger le 11 Mars 2010 à 23:39 a répondu :
Perso, j’ai jamais été tres fan de Xiti. eStat je connais que de nom. Sauf erreur de ma part, Weborama, je crois est surtout francais, et qu’ils sont peu, voire pas dans d’autre pays. Cela dit, j’ai eu l’occasion de voir une presentation de leur produit, et j’avais été impressionné par le fait qu’il avait du data demographique… super valable dans la recherche de persona. Je pense qu’ils ont été un des seul web analytics tools a le faire. Yahoo Analytics maintenant le fait également, et s’avere etre un outil super balaise, et meme plus balaise que Gogle Analytics.
En ce qui me concerne, je me vois mal depenser de l’argent dans un outil web analytics, dans la mesure ou les outils gratuits sont egalement tres performant.
[Répondre]
Super bon article Brice. Ca fait plaisir de voir des gens qui se bougent dans cette industrie.
La recherche est vraiment costaud, et c’est tres bien écris!
[Répondre]
Brice Bottégal le 10 Mars 2010 à 22:33 a répondu :
Merci beaucoup Philippe, c’est encourageant
[Répondre]
Tout simplement : GRAND MERCI !!
J’avais justement besoin de schémas et d’informations facilement intégrales dans une prez… et c’est toujours plus facile quand c’est deja en français… ce que l’on ne trouvait pas jusqu’à présent selon moi (je vous mettrai evidemment en reference sur la prez en question !)
Merciiii
Magali
PS : dans le livre d’Avinash Kaushik “one hour a day”, il parle d’un script ecrit en 1995 : « analog » par Stephen Turner, toujours très utilisé sur le Web… est ce que vous en sauriez plus la dessus ? comme par exemple est ce que c’est une base de certains des outils de mesure
actuels, ou est ce que c’est un petit outil à part ?
merci
[Répondre]
Brice Bottégal le 11 Mars 2010 à 11:49 a répondu :
Content de vous avoir aidé Magali. Si votre présentation n’est pas confidentielle, pourrez-vous la partager ici svp ? Je pense que cela pourrait nous intéresser
Le docteur Stephen Turner a sorti le deuxième analyseur de log nommé Analog en pensant qu’il était le premier alors que deux ans plus tôt est sorti GetSites, le véritable premier analyseur de log documenté. GetSites est devenu ensuite GetStats puis WebStats en 2004.
Ces deux outils, Analog et GetSites ont surement inspiré les premiers éditeurs de solution arrivés en 1993 et 1995.
[Répondre]
Magali Morard le 12 Mars 2010 à 12:21 a répondu :
Merci pour ce retour !
La presentation est pour des cours prevus la semaine prochaine, je la partage dès que ces cours sont réalisés
en vous souhaitant une belle apres-midi (le soleil est dans le Nord de la France aujourd’hui… en attendant la pluie of course )
Bien a vous
magali
[Répondre]
Tout simplement brillant !
Merci Brice et au plaisir de vous lire encore.
Christophe
[Répondre]
Brice Bottégal le 02 Mars 2010 à 14:54 a répondu :
Merci beaucoup
[Répondre]
Merci Brice. Excellente rétrospective.
On en est encore à l’analyse et à l’interprétation de données relativement brutes (il faut bien que les consultants vivent
.
Envisagez-vous aussi un article de prospective. Quelle sera la prochaine avancée technologique de l’Analytics ?
Peut-on on envisager des solutions de Web Analytics Prédictif ?
Peut-on imaginer de modéliser les bonnes pratiques (sur la base d’un benchmark sectoriel par exemple) et à la suite d’une campagne de mesure de recevoir des conseils d’optimisation avisés de la part de son Web Analytics ?
Désolé vous aviez parlé de 2010, ce sera peut-être pour 2012 (l’année de tous les possibles dit-on
[Répondre]
Brice Bottégal le 09 Mars 2010 à 09:05 a répondu :
Merci beaucoup !
Voici mes reponses :
Envisagez-vous aussi un article de prospective. Quelle sera la prochaine avancée technologique de l’Analytics ?
Oui, j’y ai pensé mais cela ne sera pas pour le prochain article, je récolte des informations à ce sujet pour publier un article mais plus tard, lorsque j’aurai assez d’informations
Peut-on on envisager des solutions de Web Analytics Prédictif ?
Oui bien sûr ! On pourrait très bien imaginer un outil, qui, se basant sur son “expérience” c’est à dire en fait sur un historique de données conséquent soit capable de prédire le trafic provenant de telle ou telle source, les ventes pour un site de e-commerce etc. comme on le voit pour des logiciels dans d’autres domaines.
Peut-on imaginer de modéliser les bonnes pratiques (sur la base d’un benchmark sectoriel par exemple) et à la suite d’une campagne de mesure de recevoir des conseils d’optimisation avisés de la part de son Web Analytics ?
C’est difficile de parler de bonnes pratiques en web analytics car les cas sont toujours très différents. Un outil ne vous donnera jamais de conseils mais vous donnera au mieux des champs d’exploration comme le fait la fonctionnalité “Intelligence” de Google Analytics. La pertinence des conseils relèvera de votre capacité d’analyse et de vos connaissances.
Désolé vous aviez parlé de 2010, ce sera peut-être pour 2012
Peut être ou peut être pas… Cela va tellement vite !!!!
[Répondre]
Jean-François Bouverat le 06 Avril 2010 à 18:14 a répondu :
Bonsoir,
Avez-vous quelques précisions sur la fonctionnalité “Intelligence” de Google Analytics. Parlez-vous des alertes ou d’autre chose de plus sioux ?
[Répondre]
Ce qui serait intéressant c’est un tutoriel sur le paramétrage des “Objectifs” chez Google Analytics.
[Répondre]
Brice Bottégal le 04 Avril 2010 à 16:12 a répondu :
C’est noté
Merci à vous
[Répondre]
Quelle clarté ! Quelle pédagogie !
Merci, je savais quasiment et vaguement tout mais je ne savais jamais comment bien expliquer tout ça, enchaîner, hiérarchiser, expliquer sans utiliser en permanence des analogies approximatives ou fumeuses.
maintenant, j’ai l’outil idoine, merci.
(PS : j’ai été envoyé vers vous par Yann Lemort (http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.viadeo.com%2Ffr%2Fprofile%2Fyann.lemort&h=e93cd42d0c9258ac52c4c233d0c4804f)
[Répondre]
Brice Bottégal le 10 Avril 2010 à 10:59 a répondu :
Merci beaucoup Christophe et merci également à Yann, il m’a déjà ajouté sur Viadeo. Je suis content que cela vous serve, c’était le but et si l’information peut être relayée, c’est encore mieux !
[Répondre]
Yann Lemort le 04 Avril 2010 à 16:32 a répondu :
> merci également à Yann, il m’a déjà ajouté sur Viadeo. Je suis content que cela vous serve
En effet, j’ai parlé de vous ce matin aux étudiants de Skema. Ils ont apprécié
Bonne continuation.
[Répondre]
Brice Bottégal le 02 Avril 2010 à 14:35 a répondu :
Je ne connaissais pas l’école Skema. Je suis content qu’ils trouvent le sujet intéressant car il y a de quoi s’y intéresser
Bonjour Brice,
J’arrive après la bataille pour te féliciter pour cet excellent article !
A+
[Répondre]
Brice Bottégal le 08 Avril 2010 à 08:32 a répondu :
Bonjour Olivier !
Merci à toi ! J’essaye de communiquer encore sur l’article donc si tu arrives après la bataille c’est bon signe
[Répondre]
Bel effort de pédagogie
Merci pour l’article.
[Répondre]
Brice Bottégal le 08 Avril 2010 à 08:21 a répondu :
Merci Tangi
[Répondre]
C’est de bon augure pour la suite !
J’ai été aussi surpris que tu parle de Xiti et pas de Weborama, qui a mon avis, fait tout à fait partie du paysage des WA avec la solution Wreport, et à aussi contribué à sa manière via sa solution gratuite et son annuaire.
Je sais que beaucoup de jeunes webmasters apprécient Google Analytics, mais je ne sais pas si cette solution est bien implantée dans le monde de l’entreprise ? Des chiffres la dessus seraient intéressants.
[Répondre]
Brice Bottégal le 05 Mai 2010 à 17:27 a répondu :
Bonjour Eric
Comme je le disais, Weborama tire son épingle du jeu en étant spécialisé dans l’adServing ce qui lui permet d’offrir des synergies puissantes qui peuvent justifier le choix de leurs outils. L’outil d’analyse comportementale de Weborama, Wreport, n’est pas assez répandu selon moi pour être cité.
Je ne remets pas en cause cependant la contribution de Weborama au monde du WA en France durant ces 10 dernières années
En ce qui concerne Google Analytics, oui la solution est bien implantée essentiellement chez les petites & moyennes entreprises mais aussi dans de grandes entreprises où Google Analytics répond à l’ensemble des besoins !
Il faut faire très attention à ne pas se focaliser sur l’outil. Il faut premièrement définir ses besoins et choisir l’outil qui y répond le mieux et non pas partir d’un outil et essayer de faire rentrer les besoins au chausse-pied dans l’outil
[Répondre]
Vraiment rien à redire. Cet article est une référence en la matière. J’avais justement une petite étude à mener sur le Web Analytics dans le cadre de ma première année de Master Management de Projet Ecommerce (Lille 2) et votre blog s’est révélé ici être une véritable mine d’or. C’est tellement pertinent et constructif que je suis déçu de ne pas pouvoir poursuivre ma lecture sur d’autres thèmes. J’espère que vous n’avez pas abandonné l’administration de votre site…
Merci et bonne continuation
[Répondre]
c’est un article tres rich en information je suis un etudiant deuxieme anne informaique applique ala gestion et je suis tres intéressé a se theme j aime que vous m aides dan le futur
[Répondre]